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Douleurs au mollet

Vous trouverez ci-dessous une description des douleurs au mollet et des troubles associés. Il est expliqué comment le mollet est structuré et quelles causes peuvent entraîner des douleurs au mollet. De plus, le mode d’action kybun ainsi que des exercices exemples montrent comment traiter globalement des mollets douloureux.

 
 
 
 
 
Douleurs au mollet
Auteur: K. Zbinden

Définition

Que sont les douleurs au mollet ?
Les douleurs au mollet font partie des plaintes les plus fréquentes au niveau de la jambe inférieure et peuvent apparaître soudainement ou se développer progressivement. Le mollet constitue la connexion musculaire entre le genou et le pied et joue un rôle central dans la marche, la station debout, la course et la stabilisation du corps. Sur le plan anatomique, la musculature du mollet se compose principalement de deux grands groupes musculaires :

  • Musculus gastrocnemius (muscle gastrocnémien) :

    Il est constitué de deux chefs musculaires et se situe superficiellement à l’arrière de la jambe inférieure. Le gastrocnémien est surtout actif lors de mouvements rapides et puissants, par exemple en sprint, en saut ou lors d’un arrêt brusque. En cas de douleurs aiguës, lancinantes ou dépendantes de l’effort au mollet, ce muscle est souvent en cause, car il est particulièrement sensible aux surcharges, aux élongations et aux crampes.

  • Musculus soleus (muscle soléaire) :

    Ce muscle plus profond se trouve juste sous le gastrocnémien et travaille en étroite collaboration avec lui. Le soléaire est surtout actif lors de contraintes statiques de longue durée, comme rester debout, marcher ou courir tranquillement. En cas de douleurs musculaires profondes, sourdes ou plutôt persistantes au mollet, le soléaire est souvent impliqué, car il joue un rôle important pour la posture et la stabilité de la cheville et peut donc facilement être sursollicité.

Triceps sural

Triceps sural
  1. Musculus soleus
  2. Musculus gastrocnemius
  3. Tendon d’Achille

Ensemble, ces muscles forment le muscle du mollet, relié au calcanéum par le tendon d’Achille. En cas de surcharge, de contraintes inadaptées, de troubles circulatoires ou de déséquilibres musculaires, de fortes douleurs au mollet peuvent apparaître.

Les douleurs au mollet peuvent survenir au repos, par exemple en position allongée, ou s’intensifier à l’effort, par exemple lors de la marche. Certaines personnes décrivent des douleurs soudaines au mollet, des mollets durs, des douleurs de type crampe dans le mollet ou une sensation de brûlure au mollet.

Comme le mollet participe à presque chaque mouvement de la jambe, les douleurs musculaires du mollet peuvent limiter nettement la mobilité. Sans traitement, des déséquilibres musculaires, un raccourcissement de la musculature du mollet ou des douleurs myofasciales au mollet peuvent, à long terme, conduire à des troubles chroniques.

Causes des douleurs au mollet

Les causes des douleurs au mollet sont souvent liées au mode de vie moderne, à des schémas de mouvement unilatéraux et aux conditions environnementales actuelles. La musculature du mollet est responsable, à chaque pas, d’absorber, de transmettre et de contrôler les forces. Si elle n’est pas suffisamment activée, si elle est sollicitée de manière inadaptée ou surmenée durablement, sa fonction se modifie. Ces changements fonctionnels constituent la base des troubles autour du mollet, tels que les douleurs de la jambe inférieure ou les contractures musculaires.

Alors que nos ancêtres se déplaçaient pieds nus sur des sols naturels et irréguliers, mobilisant et renforçant régulièrement l’ensemble de la musculature du mollet, le quotidien actuel est marqué par la position assise, des mouvements monotones et des sols durs. Ces conditions influencent directement l’élasticité, la force et la résistance du mollet et favorisent des contraintes inadaptées pouvant entraîner des mollets durs, des douleurs myofasciales au mollet ou des déséquilibres musculaires. Les effets de ces changements sur l’apparition des douleurs au mollet sont décrits ci-dessous.

Manque d’activité physique et mode de vie sédentaire

Le manque de mouvement entraîne une réduction de l’amplitude fonctionnelle naturelle de la musculature du mollet. Muscles et fascias ont besoin d’une activité régulière pour rester élastiques, bien irrigués et résistants. Si le mollet bouge trop peu, les changements fonctionnels suivants peuvent survenir :

Manque d’activité physique et mode de vie sédentaire

  • Musculature affaiblie et déséquilibres musculaires

    Une activation régulière de la musculature du mollet est déterminante pour sa force, son élasticité et sa résistance. Le manque d’activité entraîne une perte de force et une efficacité moindre. Parallèlement, des déséquilibres apparaissent entre la musculature du mollet et celle du tibia, favorisant des schémas de mouvement non physiologiques. Les mollets doivent souvent compenser et atteignent plus rapidement leurs limites, ce qui se traduit fréquemment par des mollets durs, des douleurs, des tensions et un risque accru de blessure. La coordination entre le pied, la jambe inférieure et la cuisse est également altérée, ce qui augmente encore la sollicitation des mollets.

  • Mauvaises postures et surcharge des membres inférieurs

    Rester assis longtemps avec les genoux fléchis modifie la répartition des charges dans les jambes. La musculature du mollet se trouve souvent en position raccourcie et est peu activée. La tension musculaire augmente alors, tandis que la capacité de charge diminue. Lors de mouvements quotidiens comme marcher ou se lever, une surcharge des mollets peut survenir. La musculature réagit par des tensions, des douleurs, voire des crampes. Le tendon d’Achille peut également être davantage sollicité par ces contraintes inadaptées.

  • Malpositions du pied

    Les malpositions du pied modifient la statique de l’ensemble de l’appareil locomoteur et ont un effet direct sur les mollets. Une voûte plantaire affaissée ou un désalignement de l’axe de l’arrière-pied entraînent des lignes de charge modifiées au niveau du genou, de la hanche et de la jambe inférieure. La musculature du mollet doit alors fournir un travail de stabilisation accru, ce qui provoque des tensions au mollet, une fatigue plus rapide et des limitations liées à la douleur. Les malpositions empêchent en outre un déroulement physiologique du pied, perturbant l’interaction élastique entre la musculature du pied, de la jambe et du mollet. Cela favorise les déséquilibres musculaires et augmente le risque de douleurs au mollet intenses et récurrentes.

  • Structures raccourcies et tendues

    Si le mollet n’est pas utilisé régulièrement sur toute son amplitude, il perd de son élasticité. Les muscles glissent moins librement, ce qui augmente la traction. La musculature du mollet réagit souvent à une tension durable par des douleurs, une raideur et une capacité de charge réduite.

  • Raideur articulaire

    La raideur de la cheville, du genou ou de la hanche modifie la dynamique des mouvements des membres inférieurs. Lorsqu’une articulation est limitée, d’autres structures doivent compenser. La musculature du mollet assume alors souvent une grande partie de la surcharge et réagit par des tensions, des douleurs ou une fatigue rapide. Une démarche non physiologique renforce cette charge et conduit à une sursollicitation persistante des mollets. Plus la mobilité articulaire est limitée, plus la probabilité de douleurs au mollet induites par l’effort ou chroniques est élevée.

  • Dysfonctionnement des fascias

    Les fascias enveloppent les muscles et assurent le glissement ainsi que la répartition des tensions. Le manque d’activité ou des sollicitations monotones peuvent entraîner des adhérences et des durcissements des structures fasciales au niveau de la jambe inférieure. Ces changements limitent la mobilité et perturbent l’interaction entre muscles, nerfs et tissus environnants. Il peut en résulter des douleurs au mollet tirantes, sensibles à la pression ou irradiantes, au repos ou à l’effort. Une capacité de glissement fasciale perturbée influence également l’ensemble du schéma de mouvement des membres inférieurs et augmente le risque d’autres troubles.

  • Circulation sanguine réduite

    Une bonne circulation est essentielle pour la musculature du mollet, car elle présente une activité métabolique élevée. Or, la station assise prolongée et le manque de mouvement réduisent nettement l’irrigation, car la « pompe du mollet » est à peine active sans contractions musculaires. L’oxygène et les nutriments sont moins bien transportés et les déchets métaboliques éliminés plus lentement. Il peut en résulter une sensation de douleur lourde, sourde ou de tension, ainsi qu’une fatigue accrue. En cas de sédentarité durable, cela peut conduire à un affaiblissement structurel des tissus et à des douleurs au mollet récurrentes.

Sols durs et plats, et chaussures rigides et soutenantes

Les conditions environnementales modifiées ont une influence considérable sur la sollicitation de l’appareil locomoteur. Les sols durs et plats ainsi que les chaussures rigides et soutenantes modifient la biomécanique de chaque pas et sont donc un facteur déterminant dans l’apparition des douleurs du tendon d’Achille ou d’une tendinite achilléenne. Les modifications suivantes contribuent de manière significative à l’apparition des douleurs du tendon d’Achille et expliquent pourquoi celui-ci s’enflamme :

Marche sur des sols durs

  • Amortissement réduit et augmentation des forces appliquées

    Les sols durs et les chaussures rigides réduisent l’amortissement naturel du pied, de la voûte plantaire et de l’ensemble de la chaîne myofasciale. Normalement, le pied amortit une grande partie des forces d’impact lors de la marche ou de la course, de sorte qu’il ne reste qu’une faible part transmise aux structures situées au-dessus. Lorsque cette fonction d’amortissement est perdue en raison de sols durs ou de semelles rigides, les forces de réaction du sol sont transmises presque sans filtrage via le pied aux structures de la jambe inférieure, et les pics de charge augmentent. La musculature du mollet est alors soumise à des contraintes inadaptées et excessives. Cela entraîne une augmentation du tonus musculaire, une fatigue précoce et des réactions de surcharge douloureuses.

Loi de Newton

  1. Force en newtons
  2. Temps en secondes
  3. Marche sur sol plat et dur avec des chaussures kybun
  4. Marche sur sol plat et dur avec d’autres chaussures
  • Temps de réaction musculaire raccourci

    En raison de l’impact précoce et élevé lors de l’appui sur des sols durs ou du port de chaussures rigides, la musculature de la jambe inférieure dispose de moins de temps pour stabiliser activement. La musculature du mollet ne peut plus amortir suffisamment le mouvement, est guidée passivement et se trouve ainsi davantage sollicitée. L’augmentation des contraintes mécaniques entraîne une fatigue plus rapide et rend la musculature plus sensible aux sollicitations. Des douleurs au mollet tirantes, sensibles à la pression ou dépendantes de l’effort peuvent alors apparaître.

  • Modification de la démarche et du déroulé du pied

    Les chaussures rigides ou très soutenantes modifient le déroulement naturel du pied et, par conséquent, l’ensemble de la séquence de mouvement lors de la marche. Comme le pied ne peut plus dérouler librement via le talon, le médio-pied et l’avant-pied, la musculature du mollet ne travaille plus sur toute son amplitude fonctionnelle, mais est sollicitée de manière répétée dans la même zone. Cette sollicitation unilatérale augmente le tonus musculaire et peut évoluer vers des irritations ou inflammations de la musculature du mollet. Parallèlement, les zones musculaires peu actives en raison du déroulé restreint s’affaiblissent progressivement, perturbant encore davantage l’équilibre musculaire. Le manque d’activation des muscles du pied et de la voûte plantaire altère aussi la fonction du pied et modifie la statique des jambes, obligeant la musculature du mollet à compenser davantage à chaque pas. Cette combinaison de surcharge, d’instabilité et de mouvement non physiologique entraîne tensions, fatigue et douleurs fonctionnelles au mollet, au quotidien comme lors d’une activité sportive.

Symptômes des douleurs au mollet

Il est important de préciser que les énumérations suivantes concernent les symptômes les plus fréquents en cas de douleurs au mollet. La liste n’est ni complète ni exhaustive, et des plaintes atypiques peuvent également survenir. L’intensité des douleurs au mollet dépend notamment des causes des douleurs au mollet, du degré de gravité, de la durée des symptômes ainsi que de la constitution physique individuelle. Pour une clarification fiable des douleurs au niveau des mollets, il est recommandé de consulter un·e professionnel·le de santé.

  • Douleurs générales au mollet : douleurs non spécifiques pouvant survenir au repos ou à l’effort.
  • Douleurs au mollet au repos : douleurs au repos ou en position allongée, pouvant apparaître même sans sollicitation.
  • Fortes douleurs au mollet à la marche ou en station debout / douleur à l’effort : symptômes dépendants de la charge, s’intensifiant avec l’augmentation de l’effort.
  • Douleurs au mollet de type courbatures : sensations sourdes, tirantes ou de tension rappelant des courbatures.
  • Mollets durs ou indurés : tension perceptible ou sensation de pression, souvent décrite comme « mollets durs » ou induration musculaire.
  • Douleurs au mollet bilatérales ou unilatérales : elles peuvent survenir des deux côtés ou d’un seul côté.
  • Douleurs au niveau du péroné : douleurs latérales au niveau du péroné.
  • Douleurs crampoïdes ou fulgurantes : symptômes tels que douleurs de type crampe ou douleurs au mollet extrêmement intenses.
  • Douleurs au mollet brûlantes : sensation de brûlure dans les mollets.
  • Douleurs au mollet tirantes : en cas de tensions et de crampes, des douleurs tirantes sont souvent rapportées.
  • Douleur au mollet en coup de poignard : douleur ponctuelle et soudaine, souvent en cas de surcharge aiguë ou de micro-lésions des fibres musculaires.
  • Sensation de tension : sensation durable de tension ou d’induration de la musculature du mollet, pouvant s’accentuer à l’activité.
  • Tendance aux crampes : crampes musculaires récurrentes, surtout la nuit ou lors d’efforts.
  • Induration musculaire : structure ferme nettement palpable dans le muscle, souvent associée à une mobilité réduite.
  • Sensibilité à la pression : sensibilité accrue au toucher ou à une légère pression sur la musculature du mollet.
  • Gonflement : gonflement léger ou marqué au niveau du mollet, généralement suite à une irritation, une surcharge ou des problèmes circulatoires.
  • Sensation de lourdeur : sensation inhabituelle de lourdeur ou de fatigue dans les mollets, souvent après une station debout ou assise prolongée.
  • Douleurs au mollet la nuit : douleurs nocturnes apparaissant en position allongée ou lors de phases de repos.
  • Douleurs au bas du mollet : douleurs profondes ou localisées.
  • Douleurs myofasciales au mollet : troubles liés à des points gâchettes ou aux fascias, souvent désignés comme douleurs myofasciales.
  • Mobilité réduite : diminution de l’amplitude de la cheville ou démarche raide en raison de tensions musculaires ou de douleurs.

Les symptômes mentionnés peuvent apparaître isolément ou en combinaison et évoluer avec le temps. Une clarification précoce des douleurs persistantes au mollet est essentielle pour éviter des limitations à long terme.

Thérapies conventionnelles – Que faire en cas de douleurs au mollet

Différentes approches thérapeutiques conventionnelles sont disponibles pour traiter les douleurs au mollet. Les mesures ci-dessous représentent une sélection de traitements courants et ne sont pas exhaustives. Souvent, plusieurs approches sont combinées afin de soulager les douleurs au mollet. Une évaluation médicale est recommandée pour définir individuellement la forme de traitement appropriée et tenir compte des causes des douleurs au mollet.

  • Repos et réduction de la charge : soulager temporairement la musculature du mollet peut aider à apaiser les irritations aiguës. Les activités sollicitantes doivent être réduites puis reprises progressivement.
  • Refroidissement en cas de douleurs au mollet : les applications de froid peuvent diminuer les douleurs aiguës et apaiser la musculature, notamment en cas de surcharge.
  • Physiothérapie : des techniques ciblées de mobilisation et de renforcement améliorent la fonction de la musculature du mollet et favorisent la tolérance à l’effort en cas de douleurs musculaires de la jambe inférieure.
  • Thérapie manuelle : des manipulations spécifiques peuvent relâcher les tensions musculaires et améliorer les structures fasciales. Cela soutient le traitement des douleurs au mollet, des indurations musculaires ou des douleurs myofasciales.
  • Étirements : des étirements réguliers améliorent la mobilité du mollet et peuvent aider à détendre des mollets durs. Ils constituent un élément central du traitement en cas de raccourcissement musculaire.
  • Exercices de renforcement : le renforcement ciblé de la musculature de la jambe inférieure stabilise la jambe et réduit les contraintes inadaptées. Utile en cas de problèmes fonctionnels du muscle du mollet.
  • Bandages et aides à la compression : des dispositifs de soutien peuvent soulager la musculature du mollet et réduire la douleur.
  • Semelles orthopédiques : elles peuvent optimiser l’axe de la jambe et réduire les forces de traction sur la musculature du mollet, par exemple en cas de douleurs au niveau du péroné.
  • Thérapie par ondes de choc : les ondes sonores stimulent la circulation et peuvent soutenir, en cas de tensions chroniques ou d’induration musculaire du mollet, le processus de récupération.
  • Taping : les bandes de kinésio-taping favorisent la stabilité et peuvent soulager la musculature du mollet, notamment en cas de problèmes fonctionnels.
  • Électrothérapie et ultrasons : ces applications physiques peuvent soutenir la régénération musculaire et améliorer la circulation.
  • Pommades anti-inflammatoires : appliquées localement, elles peuvent aider en cas de réactions de surcharge ou d’irritations musculaires.
  • Perte de poids : réduire le poids corporel diminue la charge sur l’ensemble de la musculature des jambes et peut, à long terme, réduire des douleurs au mollet importantes.
  • Traitement médicamenteux : des analgésiques et anti-inflammatoires peuvent soulager à court terme les douleurs musculaires du mollet.
  • Opération : dans de rares cas, par exemple en présence de lésions structurelles ou de douleurs persistantes, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

Ces mesures soulagent souvent les douleurs musculaires du mollet à court terme, mais ne corrigent que недостаточно les causes fonctionnelles sous-jacentes. L’objectif de tout traitement devrait être d’améliorer durablement les conditions de sollicitation de la musculature du mollet. Comme décrit, le manque de mouvement, le mode de vie sédentaire ainsi que les sols durs et les chaussures rigides jouent un rôle central. Le mode d’action kybun intervient précisément à ce niveau et propose une approche globale pour soulager durablement le mollet.

Mode d’action kybun – Qu’est-ce qui aide en cas de douleurs au mollet

Les produits kybun ciblent précisément là où se forment de nombreuses causes de douleurs au mollet : les sols durs et plats, les semelles de chaussures rigides et un quotidien qui sollicite trop peu ou de manière unilatérale la musculature du mollet. La semelle élastique et rebondissante des chaussures kybun soulage le mollet tout en l’activant. Cette combinaison d’amortissement doux et de mouvement naturel contribue à réduire les mollets douloureux et à traiter durablement les causes fonctionnelles. Les chaussures kybun conviennent donc parfaitement pour soutenir en cas de fortes douleurs au mollet, et ce pour les raisons suivantes :

  • Réduction des forces liées aux sols durs et plats

    En chaussant des kybun, la semelle élastique et rebondissante cède grâce à ses propriétés d’amortissement et absorbe ainsi une grande partie des forces d’impact. La musculature du mollet est alors nettement moins sollicitée de manière brutale, car les pics de charge diminuent. En particulier lors d’activités qui, autrement, surchargeraient les mollets, un soulagement perceptible apparaît.

    En même temps, la charge complète lors de l’attaque talon intervient avec un léger décalage. Ce petit gain de temps, mais décisif, permet à la musculature de travailler de façon contrôlée au lieu de devoir réagir à des chocs durs. Cela protège le mollet de tractions et de pressions inutiles et agit contre les problèmes fonctionnels tels que les douleurs musculaires des mollets.

Loi de Newton

  1. Force 1 lors de l’attaque talon avec des chaussures classiques
  2. Force 2 lors de l’attaque talon avec des chaussures kybun
  3. Force en newtons
  4. Temps en secondes
  5. Marche sur sol plat et dur avec des chaussures kybun
  6. Marche sur sol plat et dur avec d’autres chaussures
  • Activation des muscles du pied et de la jambe inférieure

    Grâce à ses propriétés élastiques et rebondissantes, la semelle kybun sollicite la musculature à effectuer, à chaque pas, de fines compensations. L’ensemble de la musculature de la jambe, en particulier les muscles du mollet, est ainsi activé de manière homogène.

    Cette activation renforce la musculature, améliore la stabilité de la jambe inférieure et évite la surcharge de certaines structures. Une musculature du mollet forte et bien coordonnée est déterminante pour prévenir des contraintes fonctionnelles inadaptées qui mènent souvent à des douleurs au mollet.

Équilibre et EMG

La capacité d’équilibre a été mesurée à l’aide d’une plateforme de force, via le déplacement du centre de gravité du corps d’avant en arrière (ant-post) et latéralement (med-lat) en station debout. En parallèle, une électromyographie (EMG) a enregistré l’activité musculaire.

Avec des chaussures classiques

  1. Activité musculaire réduite
  2. Amplitude de déplacement du centre de gravité réduite

Avec des chaussures kybun

  1. Activité musculaire augmentée
  2. Amplitude de déplacement du centre de gravité augmentée
  • Déroulé naturel du pied grâce à la fonction de déroulement

    Grâce à sa fonction de déroulement, la semelle kybun permet un mouvement harmonieux et naturel, du talon au médio-pied puis à l’avant-pied. Le mollet travaille ainsi dans son amplitude physiologique et est sollicité de manière naturelle. Ce déroulé naturel assure un étirement et une activation homogènes de la musculature. Cela prévient les raccourcissements et soutient une mécanique de mouvement saine, réduisant à long terme les contraintes inadaptées.

Marcher sans déroulement du pied

Marcher avec déroulement du pied

  • Protection contre les dysfonctions fasciales

    Le mouvement contrôlé avec des chaussures kybun a un effet positif sur le réseau fascial du mollet. L’activité douce et continue aide à libérer les adhérences et à améliorer le glissement des structures. Cela favorise une transmission harmonieuse des forces dans la jambe inférieure et s’oppose aux schémas de tension fonctionnels, souvent associés aux douleurs myofasciales du mollet ou aux indurations.

  • Amélioration de la circulation grâce à l’activité accrue

    La semelle élastique et rebondissante augmente l’amplitude de mouvement des pieds à chaque pas, et donc des structures situées au-dessus. Cette activité améliore la circulation au niveau du mollet, ce qui soutient l’apport aux muscles et facilite la régénération. Une musculature bien irriguée réagit moins aux sollicitations et présente moins de tensions, fréquentes en cas de douleurs musculaires au mollet ou de troubles fonctionnels.

  • Répartition optimisée de la pression

    La semelle kybun répartit la pression de manière uniforme sur l’ensemble de la plante du pied. Les charges ponctuelles, qui pourraient sinon sursolliciter certains faisceaux musculaires, sont réduites. Le mollet travaille ainsi de façon plus équilibrée, ce qui contrecarre des problèmes fonctionnels tels que les douleurs du péroné ou des schémas de charge unilatéraux.

avec kybun

sans kybun

Zones bleues/vertes: Faible charge de pression. La plante des pieds est protégée et soumise à moins de pression.
Zones jaunes: Charge de pression moyenne. Pour éviter les callosités et les points de pression, veillez à soulager la pression.
Zones rouges: Pression excessive. Conduit inévitablement à des réactions de tension chroniques sur de longues périodes.
  • Stimulation du mouvement et réduction des activités sédentaires

    Les produits kybun rendent le mouvement plus agréable et motivent à intégrer davantage de pas dans le quotidien. En même temps, le mollet est doucement étiré et activé à chaque pas. Cela contre les effets négatifs d’un mode de vie sédentaire, l’une des causes les plus fréquentes des problèmes fonctionnels du mollet. Le mollet reste souple, fort et résistant, ce qui conduit à long terme à une réduction nette des douleurs au mollet.

Conseils d’utilisation en cas de douleurs au mollet

Avant de porter des chaussures kybun pour la première fois, il convient de respecter quelques conseils d’utilisation. Une utilisation correcte peut contribuer de manière décisive à soulager le mollet, à activer la musculature de manière ciblée et ainsi à réduire durablement les tensions du mollet.

  • Au début, portez les chaussures kybun uniquement aussi longtemps que votre corps le permet. Faites des pauses si une fatigue marquée de la musculature du mollet apparaît. Comme la semelle élastique et rebondissante active davantage la musculature, des réactions inhabituelles peuvent survenir au départ. Cette phase d’adaptation est normale et montre que la musculature commence à travailler plus activement.
  • Enfoncez lentement et consciemment votre talon dans le matériau élastique et rebondissant et ressentez la souplesse de la semelle. Lorsque le talon s’enfonce, la musculature du mollet est légèrement étirée. Cet étirement doux est un avantage central de la semelle kybun : il relâche les tensions, améliore l’élasticité musculaire et favorise une mécanique de mouvement saine. En même temps, le mollet est préparé naturellement au déroulé, sans charge brusque. Trouvez un point d’appui où le mollet se détend et où le mouvement est agréable. Au début, ne forcez pas le déroulé, car le mollet doit s’habituer pas à pas à la nouvelle qualité de mouvement.
  • Posez le pied le plus à plat possible et effectuez des pas courts et calmes. La musculature du mollet est ainsi activée de façon homogène sans être surmenée. Surtout au début, il est judicieux de réduire l’amplitude de mouvement et de l’augmenter plus tard, lorsque la musculature s’est habituée à l’activation.
  • Veillez à ce que la jambe reste stable et ne bascule ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur. La semelle élastique et rebondissante favorise une répartition harmonieuse des charges, mais une conscience corporelle active reste importante. Un axe de jambe régulier soulage le mollet et évite des tractions ou pressions inutiles.
  • Complétez le port des chaussures kybun par des exercices simples de renforcement et de mobilisation pour le mollet. Cette combinaison améliore la circulation, soutient la mobilité et renforce l’effet des chaussures. Des exercices réguliers aident à stabiliser la musculature sur le long terme et à réduire les causes fonctionnelles des tensions du mollet.
kybun benefits

Pour les débutants kybun

En portant des chaussures kybun, la démarche évolue de «protectrice» à «naturelle». Dans 90 % des cas, cela se fait sans problème.

Exercices utiles en cas de douleurs au mollet

Pour renforcer l’efficacité des chaussures kybun et augmenter la probabilité d’une amélioration durable des tensions du mollet, nous recommandons les exercices suivants. Ils soutiennent la mobilité, favorisent la circulation et aident à traiter activement des causes fonctionnelles comme les raccourcissements musculaires ou les tensions fasciales. La sélection d’exercices n’est pas exhaustive et peut être complétée individuellement. Principe de base : les exercices ne doivent pas aggraver les douleurs au mollet. En revanche, des sensations agréables de relâchement dans la musculature sont souhaitables.

Les exercices sont répartis en : « Bien marcher avec les chaussures kybun », « Entraînement de la longueur musculaire », « Rouleau de fascia » et « Renforcement ». Idéalement, tous les domaines sont combinés afin de soutenir le mollet de manière globale.

Bien marcher avec les chaussures kybun
La qualité de chaque pas est déterminante pour réduire les contraintes inadaptées et les surcharges de la musculature du mollet. Les chaussures kybun offrent pour cela des conditions optimales.

Attaque talon contrôlée
Attaque talon contrôlée
  • Enfoncer le talon prudemment et de manière contrôlée dans le matériau élastique et rebondissant afin de trouver le point d’appui où le mollet peut travailler de façon détendue.
  • Lorsque le talon s’enfonce, la musculature du mollet est doucement étirée. Cet étirement léger relâche les tensions, améliore l’élasticité et prépare idéalement la musculature au déroulé.
  • Maintenir le pied stable afin qu’il ne bascule ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur.
  • Poser lentement le médio-pied et l’avant-pied, sans forcer le mouvement.
Déroulement contrôlé
Déroulement contrôlé
  • Dérouler légèrement et de façon détendue sur l’avant-pied, sans pousser activement sur les orteils.
  • Explorer l’amplitude de mouvement possible des pieds, sans surcharger le mollet.
  • N’augmenter l’amplitude que lorsque la musculature s’est habituée à l’activation.

Entraînement de la longueur musculaire
Les raccourcissements de la musculature du mollet font partie des causes fonctionnelles les plus fréquentes des douleurs au mollet. Des étirements ciblés soulagent la chaîne postérieure et améliorent la mobilité.

Musculature du mollet
Musculature du mollet
  • Position de départ en fente avant.
  • Le talon arrière reste au sol et ne doit pas être décollé.
  • Fléchir lentement le genou avant vers l’avant jusqu’à ressentir un étirement dans le mollet.
  • 3 × 30 secondes par côté.
  • Effectuer 1 à 2 fois par jour.
Muscles du mollet et ischio-jambiers
Muscles du mollet et ischio-jambiers
  • Position de départ à quatre pattes.
  • Tendre les fessiers vers le haut.
  • Si possible, pousser les talons vers le sol pour intensifier l’étirement.
  • Maintenir l’exercice 3 × 30 secondes.
  • Effectuer 1 à 2 fois par jour.

Rouleau de fascia
Le massage au rouleau des fascias favorise le glissement des structures et réduit les tensions qui contribuent souvent aux douleurs au mollet.

Musculature du mollet
Musculature du mollet
  • Une jambe fléchie et l’autre sur le rouleau de fascia. Augmenter la pression en posant les deux jambes. Augmenter encore en croisant les jambes.
  • En cas de douleurs au poignet, l’exercice peut aussi être réalisé sur les avant-bras.
  • Dérouler activement le mollet depuis au-dessus du talon jusqu’à juste sous le creux poplité.
  • Exécuter lentement et de manière contrôlée.
  • Adapter la pression aux sensations personnelles, mais aller jusqu’à une limite douloureuse tolérable.
  • Insister sur les adhérences ponctuelles en roulant davantage ou en maintenant la position à cet endroit.
  • Au moins 3 minutes par côté.
  • Effectuer 1 à 2 fois par jour.
Musculature fessière
Musculature fessière
  • Fléchir les deux jambes et, avec la balle de fascia, dérouler la moitié correspondante des fesses. Augmenter la pression en posant une jambe d’un seul côté. En cas de douleurs au poignet, l’exercice peut aussi être réalisé sur les avant-bras.
  • Exécuter lentement et de manière contrôlée.
  • Adapter la pression aux sensations personnelles, mais aller jusqu’à une limite douloureuse tolérable.
  • Insister sur les adhérences ponctuelles en roulant davantage ou en maintenant la position à cet endroit.
  • Au moins 3 minutes par pied.
  • Effectuer 1 à 2 fois par jour.

Renforcement
Une musculature du mollet et du pied forte stabilise la jambe inférieure, améliore la mécanique de mouvement et protège contre de nouvelles surcharges. Les exercices peuvent être réalisés au sol ou sur le tapis kybun. Sur le tapis kybun, la musculature est davantage activée et la pression est réduite.

Élévations des talons
Élévations des talons
  • Position de départ : debout, pieds à la largeur des hanches.
  • Soulever lentement et de manière contrôlée les deux talons. Au point le plus haut, maintenir brièvement la position. Redescendre ensuite lentement et de manière contrôlée.
  • 3 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Effectuer 2 à 3 fois par semaine.
Équilibre sur une jambe
Équilibre sur une jambe
  • Position de départ : debout, pieds à la largeur des hanches.
  • Lever une jambe et maintenir l’équilibre.
  • Maintenir 3 × 60 secondes par côté.
  • Effectuer 2 à 3 fois par semaine.
Exercices spécifiques

Exercices spécialisés

Pour des informations sur les exercices spécialisés dans les chaussures kybun et les exercices de base sur le tapis kybun.

À propos de l'auteur

Kevin Zbinden est responsable de l'équipe médicale kybun Joya, titulaire d'un Master of Science ETH en sciences du mouvement et propriétaire du centre de remise en forme vitalwerk.
Autor